Chaque parcours est singulier
Un processus complexe de résilience
Le modèle des cinq étapes du deuil (déni, colère, marchandage, dépression, acceptation), popularisé par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross, reste une référence utile pour mettre des mots sur ce que vous traversez. Mais ces étapes ne sont ni linéaires, ni obligatoires : on peut en sauter certaines, y revenir, en vivre plusieurs à la fois.
Des recherches plus récentes, notamment celles du psychologue George Bonanno, montrent d’ailleurs que la résilience naturelle joue un rôle central dans le deuil, et qu’il n’existe pas de parcours universel à respecter. Il n’y a donc pas de « bonne façon » de vivre une perte, ni de calendrier à suivre.
Quand les repères sont bouleversés
Pourquoi c’est si déstabilisant
Une perte, qu’elle soit liée à un décès ou à une rupture, touche rarement qu’un seul aspect de votre vie. Elle vient souvent bousculer votre identité (qui suis-je sans cette personne, ce rôle, ce quotidien partagé ?), votre sentiment de sécurité, et parfois votre rapport aux autres relations. C’est ce qui explique que la douleur dépasse souvent la seule tristesse : elle touche à ce qui vous ancrait.
Traverser la perte à votre rythme
Comment je peux vous accompagner
Les thérapies brèves aident à traverser ce que vous vivez dans le présent, sans pour autant vouloir accélérer un processus qui a besoin de son propre temps.
La Communication Non Violente permet de mettre des mots sur des émotions parfois contradictoires (tristesse, colère, soulagement, culpabilité), et de comprendre les besoins non satisfaits qui se cachent derrière.
L’hypnose ericksonienne peut aider à apaiser une charge émotionnelle particulièrement intense, ou à travailler sur des pensées intrusives liées à la perte.
L’approche créative et symbolique (dessin, cartes, métaphores) est souvent précieuse dans le deuil, quand les mots manquent ou semblent trop petits pour ce qui est ressenti.
L’approche psychocorporelle invite à accueillir la façon dont la perte se loge dans le corps (fatigue, oppression, tensions) car le deuil ne se vit pas que dans la tête.
Le mouvement (marche ou run thérapeutique) offre un espace différent pour traverser ce que vous ressentez, souvent plus accessible que la parole accueillie en cabinet dans les moments les plus douloureux.
Un espace sans calendrier
Une posture avant tout : votre rythme, sans injonction à « aller mieux »
Je ne vous dirai jamais qu’il est temps de tourner la page ou d’aller de l’avant. Mon rôle est de vous accompagner à partir de là où vous en êtes, avec ce que vous ressentez à ce moment précis, pas là où vous devriez être selon un calendrier extérieur.
